Mon périple dans les bus et le métro de Calcutta

Mon périple dans les Bus et le métro de Calcutta

 

Quand je discute avec les bengalis de la diaspora qui vivent aujourd’hui, pour la plupart (en tout cas ceux que j’ai rencontrés) aux États Unis ou en Grande Bretagne, et qui viennent séjourner quelques semaines par an à Calcutta, je suis souvent surprise de voir à quel point ils appréhendent la circulation dans la ville. Ils restent dans leur zone de confort, dans leur quartier et ne cherchent pas à explorer Kolkata, telle qu’elle est aujourd’hui. Ils sont généralement désespérés de voir à quel point la ville où ils sont nés, où ils ont passé leur jeunesse, a changé. Ils se souviennent d’un temps où il était possible de marcher dans la rue s’en prendre le risque de se faire renverser, sans avoir à regarder en permanence autour de soi. Bref, ils sont catastrophés de ne plus pouvoir circuler en tout sécurité, nostalgiques d’une époque qui semble définitivement révolue. Il y a tellement de voitures, beaucoup trop, c’est un fait. Il y a des voitures garées partout le long des trottoirs y compris dans les quartiers résidentiels à la périphérie. Les voitures et les deux roues occupent d’ailleurs très souvent les trottoirs. Tous les nouveaux immeubles ont un parking en rez-de-chaussée mais ça ne suffit pas à absorber le parc automobile des résidents. La plupart des familles possède au moins deux voitures donc il n’y a jamais assez de places, encore moins pour les visiteurs.

Les piétons sont les premières victimes de l’urbanisme sauvage et de la croissance effrénée du trafic automobile. Les infrastructures sont encore très pauvres et même si les travaux des nouvelles lignes de métro laissent espérer un avenir meilleur, la situation à Delhi et dans les autres grandes villes indiennes qui ont pris une nette avance par rapport à Calcutta, montrent que le métro ne résout pas pour autant les problèmes d’urbanisme et de pollution.

Outre la dangerosité de circuler, beaucoup de personnes considèrent aussi que prendre les transports en commun c’est avant tout réserver à une certaine classe sociale, à un certain type d’individu. J’ai bien dû voir trois occidentaux utiliser le métro de Calcutta depuis que je suis arrivée alors qu’à Delhi c’est assez courant. Il faut dire que l’unique ligne de métro à Calcutta date de 1984 et son état n’est pas vraiment merveilleux. Son caractère unique fait qu’elle est aussi bondée. De toute façon, les gens aisés ne prennent pas les transports en commun. Ils vivent dans leur bulle, se déplacent avec leur propre voiture avec air conditionné. Ils n’ont pas à faire corps avec la foule, avec la ville, ils n’entrent pas dans le ventre de Calcutta. D’ailleurs, si ma situation financière venait à s’améliorer au point d’avoir une voiture personnelle, est-ce que je prendrais toujours le métro ? Est-ce que j’irais transpirer dans des wagons bondés, me blesser avec les barres métalliques des bus du siècle dernier au lieu de rester à l’abri derrière les vitres de ma voiture, avec un chauffeur à mon service ? Une excellente question qui ne se pose pas encore !

Je ne vois pourtant pas meilleur moyen pour découvrir une ville et ses habitants que d’emprunter ses transports en commun et parcourir les rues à pied, se perdre dans la ville.

J’ai vécu longtemps en Inde et j’ai toujours connu les grandes villes indiennes complètement saturées par le trafic, charriant des quantités phénoménales de véhicules en tous genres. J’ai toujours fait très attention en marchant, vérifiant constamment où je mettais les pieds. Je dirais que je n’ai pas trop à me plaindre à Calcutta parce qu’au moins, il y a des trottoirs, ce qui n’est pas le cas partout. Je dois admettre que les pavés ne sont pas toujours en bon état et c’est peu dire! La traversée prend souvent des allures de parcours du combattant. Il faut éviter les trous, les différences de niveaux, les pavés qui dépassent, les barres en métal qui se dressent sur la chaussée, les fils électriques qui pendouillent un peu partout, les amoncellements d’ordures, les étals des commerçants de rue qui, dans certains quartiers, vous empêchent littéralement de circuler, et j’en oublie!

Je suis parfois agacée quand j’ai un rendez-vous ou tout simplement que j’ai envie de marcher au pas course car les indiens ne courent jamais ou alors de manière exceptionnelle. Sur les trottoirs, quand ils sont entre amis, collègues ou en famille, ils forment des barrages humains et se soucient rarement des gens qui s’impatientent derrière eux pour avancer. Ils marchent nonchalamment, slalomant entre les différents obstacles qui se présentent à eux, de manière imprévisible, ce qui fait que je ronge parfois mon frein, je boue d’impatience. Quand je craque, je tousse, je râle pour signaler ma présence, ce qui n’est jamais très bien perçu ! Pourquoi cette folle, ce visage pâle est si pressé ? Pressée de quoi d’ailleurs à Calcutta ?

Outre le fait que j’ai parfois du mal à supporter cette lenteur et, ce que j’interprète peut-être à tort, comme de l’indifférence aux autres, je trouve assez désagréable de buter contre un verre en plastique contenant un reste de tchaï qui finit sur mes pieds ou encore de déraper sur les restes des petites tasses en terre cuite jetées négligemment sur la chaussée (ça coupe !) et je ne parle pas des sacs en plastique déchirés contenant les restes d’un masala curry. Bref, c’est parfois un vrai jeu d’obstacles.

Un puzzle inachevé...

Il faut évoluer comme les indiens, sans jamais se presser, sans jamais courir car vous aurez toutes les chances de vous tordre une cheville, de marcher dans la merde ou que sais-je, de vous faire renverser par un quelconque véhicule que vous n’aurez pas vu venir et que, même si lui, vous a vu arriver, il n’aura pas forcément prévu de piler pour vous éviter. Donc, la première règle est de marcher calmement, de regarder où vous mettez les pieds et de regarder autour de vous sans oublier de croire en la vie. Il vous mieux éviter d’hésiter. En Inde, quand vous traversez une rue, il faut garder le même rythme, fixer les voitures qui vous arrivent droit dessus, les raser, se glisser entre elles. Il ne faut jamais accélérer, changer de rythme, de manière à ce que les autres puissent anticiper vos mouvements, qu’ils puissent déterminer si finalement ils vous laissent passer (en vous rasant les fesses au passage) ou s’ils pensent qu’ils ont la priorité et qu’ils comptent sur vous pour comprendre que vous devez faire marche arrière, que vous devez vous replier. Dans le cas où vous auriez un doute, ne vous inquiétez pas, ils appuieront comme des malades sur leur klaxon pour vous avertir de leur présence et vous faire savoir qu’ils sont prioritaires. Car vous devez bien le comprendre, les piétons ne sont jamais prioritaires en Inde. Enfin, excepté peut-être sur les passages piétons quand le feu est rouge mais quand il commence à clignoter, c’est à vos risques et périls ! Il suffit de lire les journaux et de constater le nombre de morts par accident dans les villes tous les jours. La circulation est tellement dense qu’il y a des volontaires le soir pour endiguer la marée humaine qui cherchent à traverser les grandes artères. Ils ont des cordes qu’il tendent pour maintenir la foule. Ils n’hésitent pas à vous invectiver au besoin si vous ne restez pas derrière le cordon. Quand le trafic automobile s’interrompt, ils lâchent la corde et la marée s’empare de la route l’espace de quelques secondes…

Quand je sors le matin de ma guesthouse, les auto-rickshaws ne sont pas encore à leur arrêt au bout de la rue. Donc, je me mets à l’angle de South Avenue, au rond-point de Golpark, là où je suis certaine que le bus qui va passer desservira la station Kalighat de l’unique ligne de métro. Quand le bus passe, je ne peux malgré tout pas m’empêcher de lui demander à chaque fois s’il va bien au métro, des fois qu’il y aurait un convoi spécial aujourd’hui. Évidemment, le bus n’emprunte pas le même chemin que l’auto-rickshaw, sinon ce ne serait pas drôle. Il fait donc un petit détour mais globalement je n’attends pas beaucoup plus longtemps.

Un arrêt de bus sans aucun affichage
marchandises à bord

Le Bus

Vous avez peut-être une image des bus indiens archi bondés, avec des gens qui s’accrochent aux barres ou qui sont à l’entrée du bus, à moitié dans le vide ? Aux heures de pointe ou quand le métro ne marche pas, et bien c’est à peu près ça. Pour prendre un bus, il faut déjà déterminer où se trouve l’arrêt de bus parce que soyons clairs, ce n’est pas comme si vous aviez des jolis abribus partout et, même quand vous en trouvez un, la plupart du temps, vous avez des sièges défoncés ou des bancs en métal ou en pierre au choix mais ça, c’est un détail. En réalité, le problème, c’est que vous n’allez trouver absolument aucune indication des bus qui s’arrêtent, encore moins un plan du quartier avec toutes les stations où les bus sont censés s’arrêter. Non, vous avez plutôt des affiches publicitaires et politiques.

Le plus simple reste de demander autour de soi. L’idée c’est d’éviter d’engager une discussion trop compliquée à laquelle personne ne va rien comprendre surtout si vous n’adoptez pas la prononciation bengalie.

Sinon, vous êtes à l’arrêt de bus ou plus exactement sur la chaussée et dès qu’il y en a un bus qui passe vous lui demandez s’il va à l’endroit qui vous intéresse. Vous demandez ça à qui vous me direz ? Au chauffeur ? Non lui, vous le laissez tranquille, vous ne lui adressez jamais la parole. D’ailleurs, je pense que si vous souhaitez survivre, ne parlez jamais au chauffeur. Le chef à bord c’est le gars qui vous vend les tickets. Il est facile à reconnaître, il est à la porte du bus, en équilibre constant sur les marches, des liasses de billets coincées entre les doigts d’une main, un sac en bandoulière dans lequel il fourre ses pièces de monnaie et ses tickets. Donc, quand le bus passe, il gueule la direction ou le nom du prochain arrêt, c’est là qu’il faut lui demander la vôtre, Gariahat, South City, Kalighat metro, Maidan ? Un petit signe de la tête qu’il faut bien savoir interpréter – j’ai tout de même plus de 20 ans d’expérience dans le domaine – donc quand c’est oui, je saute sur la première marche et je m’engouffre dans l’allée du bus.

Dans les bus, il y a toujours des espaces, des sièges, situés le plus souvent près de la porte, qui sont réservés aux femmes. Quand tout est parfait, quand ce n’est pas l’heure de pointe, vous vous glissez sur la banquette entre cinq femmes, deux pans de sari, trois sacs à main, 4 enfants et j’en passe. Vous attendez un peu, quand le chauffeur vous fait signe, quand il réclame son dû ou quand votre arrêt arrive, vous payez votre ticket. Vous allez me dire comment vous savez combien vous devez ? Personnellement, j’ai une méthode très simple qui consiste à garder une petite liasse de billets de 10 roupies, cette somme couvre généralement le prix du billet qui s’élève, le plus souvent, pour les courtes distances, entre 7 et 8 roupies. Les 2 ou 4 premiers kilomètres, il y a un tarif minimum de 7 à 8 roupies, au-delà c’est une roupie supplémentaire par kilomètre, enfin un truc du genre si j’ai bien compris.

Donc bref, je donne mes 10 roupies, je prends mon bout de papier et je regarde ce qu’il me rend, comme ça la prochaine fois, je saurai combien je lui dois et comment je vais pouvoir me débarrasser de toute la monnaie que j’ai gentiment accumulée et qui pèse une tonne dans mon portefeuille. Quand je suis assise, que je sais où je vais, c’est le trajet idéal. J’attends patiemment mon arrêt, je me lève un peu avant et quand le chauffeur annonce le métro, je me faufile comme mes camarades vers la sortie. Là, je tiens bien la barre du bus, je regarde à quoi je m’agrippe, où je mets les pieds et dès que le bus freine ou est à l’arrêt, je descends les trois marches le plus calmement possible. Je vérifie vite fait qu’il n’y a pas un véhicule sur la route et je saute du bus sur la chaussée. Si vous regardez bien, il y a un fil tendu près de la porte, relié à l’avant où se trouve le chauffeur. Au bout de ce fil, une cloche. Le chef actionne la corde pour signaler au chauffeur quand il doit s’arrêter et quand il doit repartir. C’est réellement le chef à bord et votre sécurité dépend aussi en grande partie de lui. Parce que beaucoup sautent du bus en marche mais si le chef fait bien son travail, il vous laissera le temps de descendre en toute sécurité, il avertira même les automobilistes d’un petit signe de la main que des passagers sont en train de descendre, « ne les écrasez pas au passage ». Il est même souvent conciliant avec les vendeurs de rue en leur laissant suffisamment de temps pour descendre leur marchandise!

Dans les situations moins idéales, quand c’est une heure de pointe ou qu’il n’y a pas de métro, je saute sur la marche du bus et je m’engouffre à l’intérieur en me glissant péniblement entre les gens, du côté des femmes autant que je peux mais là, ça n’a plus vraiment d’intérêt car au bout du compte, on n’appartient à la marée humaine, on se tient les uns les autres, on n’est tellement collés qu’on fait corps. Quand il y en a un qui veut quitter le bus, on l’aide à se glisser d’un corps à l’autre, jusqu’aux marches, jusqu’à la sortie. Quand il y a des enfants, il y a toujours un passager assis qui va vous le prendre, si votre sac vous déchire l’épaule quelqu’un se proposera de le prendre à ses pieds voire même sur ses genoux. Dans le bus, on forme une sorte de famille, de magma, un tout. Il faut dire adieu à son intimité corporelle. On tente de récupérer un bout d’écharpe, le pan de son pantalon resté agglutiné à son voisin au passage. Il y a bien quelques récalcitrants, ceux qui gueulent pour avoir le siège qu’ils pensaient être le leur, celui ou celle qui n’est pas content d’avoir pris votre sac dans la tête ou dans les côtes mais ceux-là sont rares. Les autres, ils savent bien que vous ne faites pas exprès de les embêter, que vous essayez vous aussi de survivre à ce périple quotidien. Dans un pays où il y a plus d’un milliard d’habitants, vous devez apprendre à partager votre espace, dites au revoir à votre individualisme, parfois à votre corps en tant que propriété individuelle.

Évidemment, pour ce qui est des places assises, c’est une autre histoire, c’est la jungle, elles valent chères donc on se bat pour les avoir et la courtoisie est plutôt une question d’éducation. Toutefois, les enfants sont toujours prioritaires, les personnes âgées pas nécessairement, les femmes enceintes, jamais à ma connaissance.

Quand le bus m’arrête à la station de métro, je m’engouffre dans la bouche et c’est reparti pour un autre trajet.

banquette avant près du chaffeur - la petite cloche est située juste au-dessus à l'attention du chauffeur
La banquette à l'avant du bus est souvent réservée aux femmes, parfois délicat de s'y faufiler avec la place au centre de la machinerie, du levier de vitesse avec tous les boulons en métal susceptibles de vous laisser quelques marques au moindre coup de frein
Le petit signe de la main avant la descente des passagers

Le métro

Une chose à savoir, les photos sont strictement interdites dans le métro. Il y a toujours des petits malins pour vous tirer discrètement le portrait avec leur téléphone portable mais étant donné le nombre d’agents de sécurité et les caméras de surveillance, je n’ai pas vraiment voulu tenter le diable. Dans le métro indien, à Calcutta comme ailleurs, vous avez des contrôles de bagages avant l’accès aux quais, comme à l’aéroport…donc si vous êtes pressés, c’est dommage. À mon arrivée, les premiers jours à Calcutta, je faisais la queue pour avoir mon jeton, puis, très vite, j’ai pris une carte, les files d’attente ce n’est pas mon truc et il y en assez pendant le trajet. J’ai donc opté pour une carte avec un montant minimum de 200 roupies que je réalimente quand j’atteins le seuil limite. J’avoue que j’attends souvent le dernier moment car rien que de voir la file d’attente pour la recharger, je repousse. Je risque au pire de me faire engueuler en sortant parce que justement je ne peux pas sortir car plus assez d’argent sur la carte. Je risque aussi une amende, ce qui m’est arrivé à Delhi il y a quelques années parce que j’étais descendue par erreur à la station d’après et que mon ticket ne couvrait pas la distance. Globalement, je dirais tout de même que les files d’attente sont longues mais les agents très efficaces donc l’attente ne dure jamais très longtemps.

La carte en poche, je passe le contrôle. Ces derniers temps, j’ai renoncé au contrôle de mon sac. Je n’ai pas encore été pas interpellée pour glisser dans la grande machine mais j’entends souvent les agents interpeller les récalcitrants. Bon, jusqu’à là, finalement, c’est plutôt simple. Une fois sur le quai aussi. Il n’y a qu’une ligne de métro à Calcutta donc deux directions, le nord ou le Sud. Des panneaux vous indiquent en bas des escaliers, les différentes stations desservies et le quai correspondant. Si vous êtes encore hésitant, vous regardez le mur en face de votre quai, il y a le nom de la station où vous êtes et une flèche qui vous indique le sens du train avec le nom de la prochaine station. En gros, c’est tout de même difficile de se tromper, il suffit juste de lire. Dans le métro, c’est écrit en bengali et en anglais.

Vous avez un agent à chaque bout de quai qui vérifie que vous restez bien derrière la ligne jaune, ceci-dit certains parviennent tout de même à se jeter sous les roues…le métro entre pourtant très lentement en gare et le quai ne fait pas non plus des kilomètres…petit métro, petit quai, petit wagon.

La partie la plus difficile commence quand le métro freine, je repère de suite les sections réservées aux femmes et je me place très vite à l’entrée. Quand les portes s’ouvrent, aux heures d’affluence c’est la jungle. À peine quatre personnes sont sorties du wagon que la foule qui attend sur le quai pousse pour rentrer et quand je dis pousse, elle pousse. Vous êtes littéralement poussés dans le dos des fois que vous n’iriez pas assez vite. Vous êtes happés à l’intérieur. J’ai assez vite compris le système et je me faufile directement dans la section réservée aux femmes. Il y a seulement deux banquettes le long des parois du wagon. Dans l’allée centrale, trois rangées de femmes peuvent s’engouffrer, deux de part et d’autre, face aux banquettes,  font face aux chanceuses qui ont trouvé une place assise. La troisième rangée, au milieu, sous les bouches de climatisation, les mains agrippées aux poignées ou aux barres au-dessus d’elles ont toutes les chances d’attraper la crève. La climatisation ne doit pas avoir été entretenue depuis sa création et elle fonctionne tellement bien que vous avez la sensation d’être subitement passée en région polaire. Je pense que l’été la sensation peut être agréable…Si la foule est compacte, inutile de s’agripper, ça tient tout seul, c’est comme dans le bus, on fait corps.

Il faut bien écouter ce que dit la voix qui annonce la prochaine station et surtout de quel côté va s’ouvrir la porte. Pourquoi ? Parce que vous avez tout intérêt à être collé à la porte de sortie au moment de partir et donc de vous placer judicieusement à la station d’avant. Vous vous rappelez ? Quatre qui sortent et la foule qui attend sur le quai s’engouffre ? Ben, quand vous sortez, si vous ne faites pas partie des 4, bon courage, c’est là qu’il faut pousser. Si vous vous êtes trompés de côté et que vous voulez atteindre l’autre porte au moment de l’arrêt, ils vont vous crier dessus parce que vous vous y êtes pris au dernier moment et que vous embêtez tout le monde au passage, sans compter que si vous voulez sortir ça va être la lutte. Je l’ai fait une fois, une seule…

Une fois sur le quai, vous essayez de trouver la sortie la plus proche du lieu où vous souhaitez aller. Il y a parfois 5 accès dans les stations mais les panneaux vous indiquent les rues à proximité ainsi que les monuments importants. Il suffit de lire et de savoir où vous voulez aller !

En sortant du métro, généralement, j’ai deux options, je marche ou je prends un auto-rickshaw si je rentre à la maison.

Je vous prépare la suite du périple…après le bus et le métro, les rickshaws, le tramway et pourquoi pas le ferry!