L’abécédaire des sentiments



L’abécédaire des sentiments

 Anita Nair

chez Albin Michel, 2018.

Synopsis: A comme Arisi ; B comme Badam ; C comme Cheppankizhangu…  La cuisine a son abécédaire et, comme les sentiments, son alchimie. Ne croyant pas à l’amour, Leema est heureuse en mariage, même si, comme dit Komathi, sa cuisinière depuis plus de trente ans, son mari et elle sont comme des arisi appalam, des galettes de riz parfaites en apparence mais totalement insipides ! Aussi, quand Shoola Pani, superstar du cinéma indien, fait irruption dans le décor idyllique des collines Anamalai, où Leema se partage entre sa plantation de thé et ses chambres d’hôtes, c’est comme si un grain de sel lui révélait le goût et les multiples états de la passion…

Mon avis: Je pense avoir lu tous les romans d’Anita Nair. Je rate jamais la sortie de ses livres mais je dois pourtant avouer que j’ai été un peu déçue par L’abécédaire des sentiments. Je suis peut-être un peu plus difficile dans mes lectures ces derniers temps! Les thèmes évoqués sont déjà tellement abordés dans la littérature féminine indienne que j’ai parfois l’impression que ça tourne en boucle. J’ai eu également plus de mal à m’attacher à ses personnages. Le rapport entre les deux héroïnes, la cuisinière (Komathi) et la maîtresse de maison (Leema) me semble déjà un peu trop familier.

Anita Nair n’est pas la seule à avoir introduit la cuisine comme fil conducteur d’une fiction. Je pense notamment à Bulbul Sharma ou encore Chitra Banerjee Divakaruni dont les livres me viennent à l’esprit mais il y en d’autres. Il est vrai que la cuisine est essentielle dans la culture indienne ! Je préfère néanmoins savourer les plats que de parcourir la liste des ingrédients et les secrets de leurs cuisinières. Pour en revenir au livre, c’est une histoire d’amour, que je qualifierais un peu « à l’eau de rose » mais dont la fin est peut-être la partie la plus originale. Du moins, on sort un peu des clichés habituels.

Extrait (Éditions Albin Michel, 2018, p. 84)

Mariée depuis près de seize ans, elle ne s’est jamais imaginée en femme intéressée par autre chose que le couple. Elle a choisi d’épouser K.K. parce qu’elle n’était pas amoureuse de lui. Aimer quelqu’un, c’est le laisser prendre du pouvoir sur vous. Elle avait vu ses parents se torturer d’amour, individuellement e mutuellement. Elle avait été témoin des ravages de la passion, et vu comme elle vous arrachait jusqu’à l’apparence de votre équilibre mental.

Originaire de l’état du Kerala, dans le Sud de l’Inde, Anita Nair vit actuellement à Bangalore.

http://www.anitanair.net/



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